Depuis la révolution de 2011 en Tunisie, de plus en plus d’artistes se lancent dans le rap, le breakdance et le graffiti. La culture hip-hop se démocratise et devient le moyen d’expression privilégié de la jeunesse pour dénoncer les inégalités sociales, le chômage et la corruption. Définitivement ancré dans la modernité, le hip-hop tunisien milite pour un changement des mentalités et pour une ouverture des mœurs. C’est une nouvelle génération politisée, en pleine création, tout juste sortie de sa clandestinité que nous découvrons via ce reportage : l’effervescence et la naissance d’une sous-culture désormais universelle.
Emeric Fohlen est un photographe documentaire français né en 1985. Après des études de communication et de journalisme à Paris, il part s’installer en Chine où il réalise ses premiers reportages pour la presse entre 2011 et 2012. De retour en France, il couvre l’actualité française et internationale pour l’agence de presse Abaca. Il devient indépendant en 2014, ce qui lui permet de mener des projets plus personnels au long cours. Il s’intéresse plus particulièrement aux questions d’identité des peuples et aux enjeux environnementaux. Ses reportages sont régulièrement publiés dans des magazines comme Geo, M, le magazine du Monde, El País Semanal, AftenPosten, D – la Repubblica et L’Obs.















