Sur les hauteurs de la vieille ville turque de Mardin, l’horizon se confond avec la frontière syrienne. En contrebas, dans le quartier pauvre de Station, menacé de destruction, des familles syriennes ont élu domicile. Quatre jours par semaine, une ribambelle d’enfants se rend tout là-haut dans le vieux Mardin. Ils rejoignent l’école du cirque, où l’on offre une aide différente de celle des premières nécessités : la confiance en soi par l’éducation culturelle. Les enfants sortent de leur condition de migrant, souvent dure à porter dans une société turque au racisme latent, et se voient dotés d’outils pour l’avenir. Au-delà d’occuper le temps libre des enfants, se mettent en place un vrai projet pédagogique et l’espoir de combler dans leur vie un vide : celui de l’éducation.
Antonin Weber est un photographe et documentariste né en Belgique, qui a grandi en partie au Vietnam et en France. Il est membre de l’agence Hans Lucas et du collectif de journalisme de solutions Solvo. Après des études en sociologie, il s’intéresse à la photographie comme médium avec comme sujets privilégiés le droit des minorités notamment en Turquie, pays auquel il s’est intéressé de 2015 à 2018. Il collabore avec de nombreux médias belges et français comme L’Écho, Le Vif/L’Express, Grazia, La Croix, etc. Il s’attache désormais à un documentaire photographique sur le long terme, Les Masculinités, qui interroge la construction masculine à travers des histoires intimes racontées par l’image et le son. Il vit désormais des jours heureux en Belgique.












