Dans le Kelmend, région montagneuse du nord de l’Albanie, vivent les derniers descendants du peuple illyrien. Leur mode de pensée, leur manière d’être et d’agir, évolue en harmonie avec la nature tout en s’inscrivant dans la modernité. L’équilibre entre les gens et la nature façonne l’ordre social et culturel. C’est dans cette région que bat « le cœur bleu de l’Europe » : les dernières rivières sauvages. Ce territoire recèle l’un des plus riches écosystèmes du continent européen. Ce patrimoine écoculturel est mis en péril par une véritable course à l’or bleu. Des milliers de kilomètres de rivières, des millions de personnes et des centaines d’espèces sont menacés. Près de 3000 barrages hydroélectriques et ouvrages de dérivation sont prévus dans les Balkans. Au Kelmend, plusieurs rivières sont complètement à sec à cause des conduites forcées.
Denis Meyer est membre du collectif de presse Extra-Muros et de l’agence Hans Lucas. Conteur visuel, il s’appuie sur une écriture intuitive qui questionne l’humain et son rapport à l’environnement, les enjeux sociétaux et les cultures en péril. Son travail est régulièrement publié dans les magazines internationaux. Il collabore en parallèle avec des agences de communication et des ONG. Il intervient sur des résidences de territoire autour de la transmission, de la sensibilisation artistique et de l’éducation aux médias. Il enseigne la sémiologie de l’image appliquée au journalisme à l’Université de Paris-Cergy.














