C’est un travail ethnographique que Sladjana Stankovic a réalisé en photographiant jour après jour le jeune Baïram, qui vit dans un bidonville de Belgrade. Ces images illustrent la vie quotidienne de familles qui habitent dans des maisons improvisées, et partagent un seul robinet d’eau potable. Des familles pour lesquelles le racisme fait partie d’une réalité quotidienne. Les ordures et la misère nous amènent à détourner les yeux du bidonville. Pourtant, Baïram se dit heureux.
Sladjana Stankovic, née en 1966 à Trstenik en Yougoslavie, vit et travaille en France depuis 2002. Issue d’une famille prolétaire d’un pays disparu, elle retourne régulièrement à la recherche de cette réalité humaine, comme pour se confirmer qu’elle a existé. Attentive aux univers à la marge, elle a suivi le quotidien d’enfants dans un orphelinat en Bulgarie et des enfants roms en Serbie. Elle s’associe à l’écrivain Sylvain Prudhomme. Le résultat de leur conversation artistique, Aménagements successifs du noir, a été présenté dans des festivals littéraires et galeries en Serbie, en Bulgarie à l’Académie des beaux-arts et en France à La Maison Européenne de la Photographie, entre autres. Cet ouvrage est publié en 2019 par les éditions Rue Du Bouquet. Ses travaux ont été exposés notamment lors des festivals Douze-Douze, les Nuits de Pierrevert, Grands Chemins ainsi qu’à la Maison d’Europe et d’Orient.










