Moudjahidate, littéralement « femmes combattantes », est une série de photos de femmes qui ont combattu pendant la guerre de libération en Algérie. Activiste syndicale, infirmière, gynécologue, dactylo, comédienne, agent de liaison, poseuse de bombes, éclaireuse, ou encore psychiatre au côté de Frantz Fanon… elles ont rempli toutes les fonctions : de la logistique à l’intendance en passant par la lutte armée et l’encadrement politique. Ces femmes invisibles, qui ont joué le même rôle que les hommes et qui sont, pourtant, restées dans l’ombre, sont les grandes héroïnes de cette guerre. Elles sont françaises, algériennes, espagnoles et se sont battues pour arracher l’indépendance du pays. Certaines continuent d’y habiter, d’autres non, mais toutes, à un moment donné, ont payé cher ce combat. Cela pourrait se passer ailleurs, dans ce cas-là, c’était en Algérie.
En 2011, Nadja Makhlouf décide de réaliser une trilogie Algérie, algériennes. Ce projet traite de la condition des femmes en Algérie. Le premier volet, « Femmes Fatales », dresse le quotidien des femmes kabyles dans les montagnes berbères. Le second, « De l’invisible au visible, moudjahidate, femmes combattantes », retrace l’histoire des femmes qui se sont battues pendant la guerre d’indépendance en Algérie. Le troisième se portera sur les femmes touaregs dans le désert algérien. En parallèle de ses projets personnels, Nadja travaille pour la presse française ou étrangère (Le Monde, La Vie, La Croix, Mediapart, The Guardian ou Middle East Eyes). Elle se concentre actuellement sur les femmes féministes musulmanes en France et à l’étranger.












