Décembre 2013, les anti-balakas, (groupe d’autodéfense composé de villageois et d’anciens militaires majoritairement chrétiens), se regroupent à Bangui afin de mettre fin au régime de Djotodia, le chef des Sélékas (coalition de rebelles et de mercenaires majoritairement musulmans), qui sème la terreur dans le pays depuis leur coup d’État, neuf mois auparavant. Le pays sombre alors dans un climat de vengeance : lynchages, pillages et exactions sont quotidiens. La photographe Laurence Geai a suivi de janvier à juin 2014 la crise humanitaire en Centrafrique et l’exode des populations musulmanes, conséquences directes de la guerre.
Laurence Geai est photojournaliste depuis 2014, elle vit à Paris. Elle collabore avec différents journaux français et étrangers. Elle questionne dans ses reportages les racines des guerres, que ce soit en Centrafrique, en Syrie, en Irak, en Israël, en Palestine et aujourd’hui en Ukraine. Son travail porte également sur les inégalités, la migration, la politique et divers problèmes sociétaux. Elle est lauréate du grand prix Les femmes s’exposent en 2020
et remporte un prix World Press pour sa série sur le covid en France en 2021. Elle intègre l’agence MYOP en 2022.















