Depuis le 15 septembre 2015, la route des Balkans, empruntée par des milliers de réfugiés pour se rendre en Europe, a vu son parcours modifié. La clôture érigée à la frontière serbo-hongroise à la demande de Viktor Orban, Premier ministre hongrois, a eu comme effet de dévier la route des réfugiés. Alors qu’ils traversaient jusqu’à présent cette frontière afin de rejoindre l’Autriche, ils doivent désormais passer par la Croatie, plus à l’ouest.
Là-bas, de nombreuses familles venues de Syrie, d’Afghanistan, du Pakistan, d’Irak ou d’Iran, certaines séparées en chemin, attendent de pouvoir enfin monter dans un train pour rejoindre l’Allemagne, terre promise pour la plupart des réfugiés.
Né à Annecy en 1988, Hugo Aymar est photojournaliste indépendant depuis 2013. Il vit à Paris. Il travaille pour la presse nationale et internationale (Le Monde, Libération, L’Humanité, Der Spiegel) et mène en parallèle des projets documentaires personnels. Il réalise son premier reportage en immersion sur le terrain de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes. Depuis, il a couvert la crise des réfugiés, suivant la route des Balkans jusqu’aux camps informels de la capitale française. Il s’intéresse depuis 2015 aux derniers quartiers populaires du 19e arrondissement de Paris, en proie à un processus de gentrification avancé. Plus généralement, l’immersion au sein de cultures, de communautés, d’environnements, proches ou lointains, formels ou non, est une volonté constante dans son travail.













