La banlieue d’Oulan-Bator cristallise l’exode rural et le profond dérèglement qui bouleversent la Mongolie. En quête de modernité, d’éducation et de confort, on estime à 60 000 le nombre de Mongols qui abandonnent chaque année un mode de vie nomade ancestral et viennent grossir ce qui s’impose comme la ville phare du pays. Les yourtes chauffées au charbon s’étendent toujours plus loin et polluent un air devenu irrespirable en hiver. Les habitants et particulièrement ceux des quartiers défavorisés sont en proie à des problèmes sanitaires d’un ordre nouveau. À la pollution de l’air s’ajoute celle de l’eau, contaminée par les décharges qui s’improvisent un peu partout et où nombreux sont ceux qui, sans emploi, viennent y ramasser les déchets.










Elliott Verdier est photographe documentaire. Influencé très jeune par la culture du photojournalisme, il s’interroge sur sa position de témoin subjectif. Son travail, loin de l’actualité brûlante, privilégie la lenteur de la chambre photographique. Porté par les thématiques de la mémoire, de la transmission générationnelle et de la résilience, il arpente les territoires et photographie les personnes qui les habitent, privilégiant l’intimité et la dignité. En 2017, il réalise son premier projet au long cours,
A Shaded Path, au Kirghizistan. Il est aidé par le CNAP en 2019 pour son deuxième projet d’envergure, Reaching for Dawn, au Libéria.
Ce travail, publié par les éditions Dunes en 2021, est élu livre de l’année par le prix HiP et est finaliste du prix Aperture Paris Photo dans la catégorie « Premier Livre ». Elliott Verdier collabore également avec la presse, notamment le New York Times, M, le magazine du Monde et Vogue Italie.


