Située dans la zone septentrionale de l’Amérique du Sud, à la frontière de la Colombie et du Venezuela, la communauté wayúu est aujourd’hui une des dernières sociétés matriarcales au monde. Habitant la région semi-désertique de la Guajira, ce peuple amérindien est l’un des rares à ne pas avoir été conquis par les Espagnols et à avoir maintenu une certaine indépendance. La vision du monde des Indiens wayúu est très différente de la vision occidentale. Elle est basée sur un imaginaire collectif, structuré autour du territoire. Or, depuis plusieurs années, les changements climatiques sont à l’origine de graves pénuries d’eau et menacent l’existence de ce peuple, qui lutte pour préserver son environnement sacré et pour maintenir sa communauté en vie.










Même si ma pratique photographique s’est peut-être éloignée au fur et à mesure du photojournalisme pur, l’objectif pour moi reste le même : transmettre un message, une émotion et informer. Il est important pour moi de raconter des histoires, d’aller à la rencontre des gens, que ce soit à l’étranger ou en France. Avec l’expérience, j’ai aussi appris à suivre mon intuition et à déceler ce qui sera à même de parler aux autres. Lorsqu’une histoire vibre en moi, je me dis alors qu’il a de fortes chances pour qu’elle puisse aussi parler à autrui. C’est peut-être d’ailleurs pour cela que je travaille dans une veine de plus en plus esthétique : attirer l’attention et délivrer plus efficacement un message. Mon intention est de donner la parole aux personnes, à travers l’image. J’ai envie de croire que mon métier a un sens et d’en trouver un à chaque fois.


