Kanpur, Uttar Pradesh, Inde, trois millions d’habitants, quatre cents tanneries, quelque part sur le chemin d’une mère, Ganga Ma, la déesse hindoue du Gange. Le fleuve sacré n’est pourtant ici qu’un égout dans lequel se jettent les effluents toxiques des usines de cuir. En longeant les rives du Gange, ce reportage dévoile le paradoxe d’une déesse à l’agonie. Une mère violée par ses fidèles. Ces hommes qui travaillent le cuir, mais qui travaillent surtout à leur propre fin.
Laurent Rigaux est journaliste et vit aujourd’hui au Canada. Après une première carrière dans l’ingénierie, il se reconvertit, suite à un voyage le long de neuf fleuves emblématiques, dont le Gange. Cette expérience lui permet de développer son goût pour la photographie, mais aussi de découvrir son attrait pour le reportage. Outre l’exposition présentée à la Grange aux Belles, le projet ‒ plus vaste, portant sur la relation entre Hommes et fleuves à travers le monde ‒ a débouché en 2015 sur des expositions photographiques et multimédias, des projections commentées et des rencontres à Paris, Nantes, Angers, Lyon, et Arles.











