Au large de l’Estonie, perdue dans les eaux glaciales de la mer Baltique, une petite île abrite l’une des dernières sociétés matriarcales d’Europe, fortement traditionaliste. Depuis le XIXe siècle, les femmes gèrent cette communauté d’à peine 500 âmes tandis que les hommes, pêcheurs pour la plupart, partent en mer durant de longs mois. La petite île de 16 km², classée en 2008 au patrimoine immatériel de l’UNESCO,
est mise en avant par l’office du tourisme de Tallinn et commence à attirer les curieux, ce qui n’est pas du goût de tous ses habitants.
Pourtant, la saison estivale est essentielle à la bonne santé économique de l’île. Mare Mätas, 42 ans et quatre enfants, à la tête de la « Kihnu Cultural Space Foundation », défend les traditions, l’artisanat local et la tranquillité des insulaires.
Photographe de presse depuis 1995, Nicolas Gallon travaille pour les agences Wostok et Éditing avant de rejoindre en 2010 le collectif Contextes, photographes associés. Ses reportages portent sur des questions environnementales et sociétales. Il a longtemps travaillé sur la thématique du handicap, avant de s’intéresser aux problèmes de pollution des sols. Il mène depuis plusieurs années une enquête photographique sur la politique nucléaire française.












